30 avril 2006
Il ne craint pas les contrôles de vitesse !
L' escargot
Mollusque gastéropode pulmoné, dont les grandes espèces sont comestibles qui après une longue période d’hibernation, reprend un peu d’activité. Recroquevillé au fond de sa coquille, il a passé l’hiver au repos complet, le corps quasiment déshydraté. C’est à la tombée de la nuit qu’il se réveille et part à la recherche de sa nourriture… à son rythme et sans excès, sa vitesse maximale de
déplacement sur une surface lisse atteint 7 à 8 cm par minute!
Végétarien, il s’alimente surtout de matières organiques en décomposition et de mousses, mais il fait parfois quelques écarts sur les plantes cultivées. Même s’il lui arrive de pulluler et de venir à bout de quelques plantes, ses dégâts restent le plus souvent discrets et supportables.
Voir le sujet: Comment essayer de repousser (sans poison) escargots et limaces![]()
Mollusque gastéropode pulmoné terrestre, sans coquille externe.
La limace
Pendant les périodes froides, elles hibernent en profondeur dans le sol. Avec le redoux du printemps, elles sortent de leur hibernation, et retrouve leur activité plutôt nocturne pour se nourrir avec voracité. Elle ingurgite chaque jour l'équivalent de son poids.
Si l'air est trop sec, les limaces ne peuvent pas produire de mucus, ce liquide qui lui permet de se déplacer. Elle sort donc quand le temps est humide.
Leurs cibles principales sont bien sur les plantes herbacées et en particulier les jeunes pousses tendres des Hostas, des Iris, anémones, delphiniums, etc...
Elle pond quelques 400 œufs à même la terre, d'où la nécessité de les éliminer pour limiter les dégâts. Pour les traquer, il faut les surprendre tôt le matin ou suivre les traces de mucus qu'elles laissent en se déplaçant. En décembre, au potager en particulier, retournez le sol à grosses mottes, le gel fera ensuite le reste en détruisant le œufs et les adultes hivernant dans la terre.
Voir article "cendres de bois" ![]()
Voir l'article "Comment essayer de repousser (sans poison) escargots et limaces"![]()
23 avril 2006
Siffle…beau merle !
Le Merle
Turdus merula
Surveillez bien vos tas de feuilles mortes le long des plates-bandes ou dans le compost, le merle adore les retourner pour y chercher quelques vers égarés dans le froid. Il passe le plus clair de l'hiver au sol, le long et à l'intérieur des haies, à farfouiller un peu partout.
Carte d'identité: avec son plumage noir et son bec jaune vif, cet oiseau, très commun, est bien connu de tous. La femelle plus terne, a le plumage brun (photo ci-dessous).
Il se déplace au sol en sautillant et non en marchant comme la plupart des oiseaux.
Il est impossible de confondre le mâle avec un autre oiseau. Par contre, cela reste possible avec les grives pour la femelle uniformément brune et tacheté, et le bec sombre. Les jeunes sont comme leur mère mais plus roussâtre.
Le merle est un chanteur remarquable... Au-delà de ses " tiouk-tiouk " qu'on entend "claquer" tout l'hiver, le merle, dès l'approche du printemps, siffle ses mélodies flûtées et variées.
Les merles habitent nos parcs et jardins où ils aiment plus particulièrement les haies, les arbustes épais. Pour se nourrir, il cherche surtout des lombrics - consomme aussi des fruits, des graines, des larves d'insectes et des mollusques. En hiver, il ne dédaigne pas les déchets de cuisine.
Dès le mois de février, le couple de merle se forme. Le couple fait alors le nid dans un arbre ou un buisson, avec de l’herbe et des feuilles, consolidé avec de la boue. Une fois le nid terminé, la femelle pond et couve de 3 à 6 œufs pendant deux semaines. Elle peut couver ainsi 2 à 4 fois de mars à août. Une quinzaine de jours après l'éclosion, les petits quittent le nid, les parents continuant à les nourrir pendant 3 semaines.
Adulte, les merles mesurent environ 24 cm pour 100 g et peuvent vivre 20 ans.
Bébé merle à peine sorti du nid

Mais les parents ne sont pas loin et veillent au grain !
Des Cherche-midi……mais pas seulement à 14 heures !
Punaise des bois, usuellement appelée "gendarme", "soldat "
Pyrrhocoris apterus
Surnom: "Cherche-midi"
Insecte rouge, tachetée de noir, , abondante près des murs. (Ordre des hétéroptères.)
Ces gendarmes là ne sont pas habillés de bleu et ne portent pas de képi, mais leur livrée rouge et noire rappelle celle de leurs collégues d'autrefois.
Dès les premiers beaux jours, ils se réchauffent au soleil, formant des grappes dans les anfractuosités des pierres et des arbres, d'où leur surnom de " cherche-midi".
Totalement inoffensifs pour les gens comme pour les plantes.
Ils se nourrissent des déchets végétaux tombés au sol.
22 avril 2006
Les 'bêtes à Bon Dieu', auxiliaires du jardinier
Coccinelle
Coccinella septempunctata
Petit insecte coléoptère aux élytres orangés ou rouges ornés de 7 points noirs qui se nourrit de pucerons.
Une larve ou un adulte dévore plus d’une centaine de pucerons par jour.
Une coccinelle adulte vit de un an à dix-huit mois maximum et s’il y a assez de nourriture, elle peut pondre 10 fois pendant la période estivale. Selon l'espèce, la femelle pond en une seule fois 10 à 50 oeufs.
Comment les coccinelles passent-elles l'hiver ?
Après avoir œuvré pendant toute la belle saison, les coccinelles méritent bien leur repos hivernal. Les regroupements des coccinelles annonceraient le fin de l’été.
Elles recherchent alors un lieu d'hibernation qui peut être un pierrier, la fissure d'un mur, un tas de bois, une crevasse d'écorce ou une cavité dans un arbre. Là, elles passent toute la mauvaise saison en état de dormance... une longue période de léthargie qui se prolongera jusqu'aux premiers réchauffements printaniers.
Les oeufs pondus par les femelles coccinelles, d'abord jaune d'or évoluent vers le gris vert. A l'éclosion, 5 jours après la ponte, de minuscules larves gris cendré de 1 mm se mettent immédiatement en quête de nourriture. Sans ailes et aveugles, les larves se déplacent peu et se développent en une dizaine de jours avant de devenir nymphe. Elle donne le jour à l'adulte au bout d'une semaine. La coccinelle d'abord claire, prend ses couleurs définitives quelques heures plus tard.
(Voir la fiche des pucerons des rosiers)
Repère: Le nombre de points sur le dos de la coccinelle n'indique pas son âge mais renseigne sur l'espèce à laquelle elle appartient. Les coccinelles ne sont pas toutes rouge avec des points noirs. On en trouve des jaunes, des noires, des blanches, des marrons et les motifs sur les élytres peuvent être des taches, des rayures, des points, etc… Ces motifs et ces couleurs auraient pour fonction de dissuader les prédateurs éventuels ainsi renseignés de la toxicité ou du goût infect de ces proies.
18 avril 2006
Ma première découverte en arrivant en 2001...
N'est-il pas mignon, mon crapaud !
Ce crapaud est le premier hôte inattendu que j'ai découvert dans la fosse du compteur d'eau quand nous avons aménagé dans notre maison. Aux dires des propriètaires précédents avec qui nous sommes restés amis, cela faisait plusieurs années que cet amphibien vivait la, dans ce trou très sombre.
Carte d'identité:
Crapaud commun
Bufo bufo
Animal dits à sang froid (poïkilotherme), amphibien à formes lourdes et trapues, à peau verruqueuse, insectivore, donc animal utile au jardin.
En France, les crapauds atteignent 10 cm de longueur ; ils ont des mœurs terrestres et ne viennent à l'eau que pour pondre.
Le crapaud siffle, coasse, pousse son cri.
Le crapaud n'est certes pas réputé pour sa beauté mais il l'est pour le nombre de limaces, d'araignées, de vers et de fourmis qu'il avale lors de ses virées nocturnes.
Il est craintif, passe ses journées au fond d'une cache humide et sombre et il y revient en principe toujours, année après année. Il vaut mieux évitez de le déranger.
Son espèrance de vie est de 35 ans
Le début du printemps marque la saison de la reproduction. Les crapauds migrent au plus vite sur les lieux de reproduction. Les routes qu'ils traversent alors sont fatales à beaucoup d'entre eux, écrasés par les voitures. Les survivants rejoignent mares et étangs où les mâles entament leurs chants amoureux (audibles à plusieurs kilométres) pour attirer les femelles. C'est la femelle qui choisit, généralement le mâle au chant le plus puissant. Pendant l'accouplement le mâle enserre la taille de sa promise avec ses solides pattes avant. La femelle pond ses chapelets d'œufs que le mâle féconde au fur et à mesure. Ensuite, chacun retourne chez soi. Du côté des têtards, seulement 1% d'entre eux survivront aux prédateurs.
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16 avril 2006
Le lombric se révèle un précieux allié pour le jardin.
Le travail qu'il effectue dans le sol est considérable.
Le ver annélide oligochète, appelé couramment "ver de terre", creuse des galeries dans le sol humide, dont il se nourrit. Il contribue à aérer et à homogénéiser le sol en absorbant chaque jour
son propre poids de terre. En la rejetant, après lui avoir
distribué quelques sucs digestifs au passage, il le fertilise.
On en trouve une grande concentration dans le compost où il participe activement à la décomposition des déchets de jardin.![]()
A la fois baignoire et buvette
“Au bistrot des 3 moineaux”
J'ai baptisé mon bain d'oiseau “au bistrot des 3 moineaux” en mémoire de ma grand-mère paternelle, “Mamie”. Quand j'étais enfant, elle me disait ,lorsque je n'étais pas content de ce qu'il y avait à manger:
“Va donc voir à l'hôtel des 3 moineaux si c'est meilleurs”.
Je ne sais plus où j'ai lu ce bout de phrase:
"Un jardin sans oiseaux est un film muet"
Je suis assez d'accord avec cette phrase, Aussi, pour les attirer j'ai installé ce “bain d’oiseau”, que je remplis régulièrement de 4 ou 5 cm d’eau où ils pourront s’ébattre et boire notamment en cas de sécheresse. A installer, sinon hors de portée des chats, au moins dans un espace dégagé pour que nos hôtes ailés aient le temps de voir le danger arriver.![]()
Le criocère, un coléoptère beau, mais redoutable…
Les criocères
Lilioceris lilii
Insectes à la carapace rouge, sont redoutables pour les Lis et les fritillaires. Ce ne sont pas les adultes qui causent le plus de dégâts, mais leurs larves très voraces. Ces petits vers visqueux forment des petits amas bruns sous les feuilles qu'elles peuvent dévorer, ainsi que les boutons, en une ou deux journées. En fin de cycle, elles se laissent tomber au sol et s'enterrent légèrement pour se transformer en adultes, prêts pour une nouvelle ponte. Il peut y avoir ainsi deux générations de criocères par an.
La seule méthode de lutte efficace et sans danger consiste à retirer les larves et à attraper les insectes adultes à la main avant qu'ils ne pondent. Soyez prestes: au moindre danger, ils se laissent tomber au sol sur le dos où ils deviennent invisibles. Pensez également à enlever les oeufs rougeâtres déposés par petits groupes sur les limbes foliaires. Attention les criocères seront plus nombreux si vous cultivez par ailleurs des fritillaires ou des asperges dont ils raffolent.
Voir la fiche SOS plante malade ![]()
15 avril 2006
Le charançon, nuisible et pas très sympathique…

Charançon du Pin ou Hylobe du Pin
Otiorhynchus 'Hylobius abietis'
Carte d'identité:
Coléoptère de la famille des Curculionides (les Charançons, la famille la plus importante des coléoptère).
Pas vraiment gracieux, cet insecte mesure de 12 à 16 mm, dessus noir, élytres tachetées, rostre court, épais élargi latéralement à l'avant.
Les larves se nourrissent des racines de différentes plantes, et les adultes, nocturnes, découpent en dentelle le bord des feuilles d'Hortensia, de lilas, Bergénias, etc…
Les adultes naissent l'année suivante. Quelques espèces sont nuisibles aux plantes cultivées.
On les trouve souvent dans les buissons, ici, je l'ai surpris sur le cinéraire maritime du jardin.
Voir: "Comment lutter contre les othiorrinques" ![]()





















