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Le JardinOscope, toute la vie animale de nos parcs et jardins

Le JardinOscope vous présente les hôtes plus ou moins discrets de nos parcs et jardins ainsi que toute la faune de notre si belle nature. Je les photographie au hasard de mes rencontres et de mes observations ne me séparant jamais de mon matériel photo...





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Chez ces papillons, seul le mâle a des ailes !

Hibernie défeuillante
Erannis defoliaria
(Clerck, 1759)

Chenille de l'Hibernie défeuillante (Erannis defoliaria)
Chenille sur feuille de rosier - mi-avril 2014

Carte d'identité :
Synonymes : Phalène ou Géomètre défeuillante, Hibernia defoliaria.
Lépidoptère hétérocère de la famille des Geometridae, sous-famille des Ennominae, tribu des Bistonini.
Il y a un très net dymorphisme entre le mâle et la femelle :

  • La femelle aptère (c'est à dire, sans ailes) à un corps jaune à gris marqué de gros points noirs.
  • Le mâle de 35 à 40 mm d'envergure a des ailes de couleur brunâtre plus ou moins variable avec des bandes transversales sombres et un point discoïdal sombre.

Période de vol : On peut voir les imagos de cette espèce univoltine de septembre à décembre ce qui leur vaut le nom 'Hibernia". Les femelles ne pouvant pas voler, attendent sur un tronc de plante hôte les mâles attirés par les phéromones qu'elles produisent.

Habitat : L'Hibernie défeuillante présente dans toute l'europe, vit dans les forêts et bois de feuillus, dans les parcs et jardins ou encore sur les arbres fruitiers.

Chenille de l'Hibernie défeuillante (Erannis defoliaria)

Plantes hôtes : La chenille arpenteuse très vorace peut atteidre 32 mm de long. Elle est brun-rousse à jaunâtre avec une fine ligne longitudinale noire en dessous de laquelle on note la présence de stigmates noirs cerclés de marron. Flancs jaunes ou ocres; Tête brun-roussâtre.
Les larves de ce papillon sont inféodées à une large variété d'arbres et arbustes : Rosiers, chévrefeuilles, prunus, bouleaux, chênes, pommiers, noisetiers,.... sur lesquels elles peuvent provoquer des dégâts importants si elles sont massivement nombreuses, ce qui leur vaut la deuxième partie de leur nom ''défeuillante''.

Hivernation : Ce papillon de nuit hiverne sous la forme d'œufs dont l'éclosion se produit au printemps. La nymphose se passe dans le sol.


Catégorie: LES PAPILLONS - Tags: , , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 21 avril 2014 par
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Un papillon de nuit très actif pendant les jours ensoleillés...

Phalène picotée
Ematurga atomaria
( Linnaeus, 1758 )

Phalène picotée • Ematurga atomaria • Geometridae

Carte d'identité :
Papillon de nuit (hétérocère) de la Famille des Geometridae, Sous-Famille des Ennominae, Tribu des Boarmiini.
Envergure : 24 à 35 mm
Les mâles dont les antennes sont bipectinées, ont les ailes ocre-jaune avec des bandes transversales picotées (en dents de scie) brunes.
Les femelles ont les antennes filiformes et les ailes blanchâtres avec des bandes transversales picotées (en dents de scie) brun-foncé.

Période de vol : Cette espèce bivoltine se rencontre un peu partout en France d'avril-mai puis en juillet-août. Cette Phalène est particulièrement active le jour notamment en plein soleil.

Habitat : La Phalène picotée vit aussi bien en plaine qu'en montagne, dans les landes, les prairies sauvages, les sous bois clairs, les lisières des forêts ou encore les clairières, pelouses sèches,...

Plante hôte : La chenille grisâtre à verdâtre avec des ponctuation plus claires en bandes dorsales, de 30m de long au dernier stade avant la nymphose, se nourrit sur diverses plantes et arbustes (Trèfles, Centaurée jacée, Genêts du teinturier, Bruyères (Calluna vulgaris),...)

Hivernation : Ce papillon de nuit hiverne sous la forme de chrysalide enfouie légèrement dans une loge sous la terre.


Catégorie: LES PAPILLONS - Tags: , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 19 avril 2014 par
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Un Hétérocère aux ailes jointes comme un papillon de jour !

Ennomos illunaire
Selenia dentaria
(Fabricius, 1775)

Ennomos illunaire • Selenia dentaria
Spécimen mâle photographié mi-avril 2014 - Loiret (45)

Carte d'identité :
Selenia dentaria est un papillon de nuit de la famille des Geometridae, Sous-famille Ennominae.
Il a une envergure variable de 28 à 42 mm.
Au repos, il tient ses ailes collées à la verticale comme un papillon de jour. Le dessous des ailes est divisé en 3 bandes de couleur beige et marron roux par deux lignes transversales. Des lunules cellulaires sont quasiment invisibles contrairement aux ailes de l'espèce très proche Selenia lunularia (Hübner, 1788).
Les ailes postérieures présentent des échancrures moins nettes et moins festonnées que chez Selenia lunularia.
Le corps trapu de couleur beige foncé est plus rond et plus pâle chez les femelles.
Les antennes des mâles sont pectinées tandis que celles des femelles sont filiformes

Période de vol : L'espèce, bivoltine, vole en deux générations, de mars à mai puis de juillet à septembre. Les individus de la génération printanière sont plus grands que ceux d'été et sont généralement plus foncés avec des motifs plus contrastés.

Habitat : On peut le rencontrer partout en France, aussi bien en plaine qu'en montagne jusqu'à 2000 m d'altitude, dans les forêts, les bois, ou les parcs et jardins.

Ennomos-illunaire   Selenia-dentaria

Plantes hôtes : La chenille grise à brun ferrugineux ressemble à un bout de branche. Elle se nourrit sur divers arbres et arbustes (Aubépine, Bouleaux, Prunier, Saule, Chêne,...).

Hivernation : Ce papillon de nuit hiverne sous la forme de chrysalide.


Catégorie: LES PAPILLONS - Tags: , , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 16 avril 2014 par
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Un géomètre qui aime l'oseille trouvé sur un terrain de sport...

Et bien non ! il ne s'agit pas d'un riche footballeur mais d'un papillon
trouvé néanmoins par l'entraineur d'une équipe de foot à Huisseau
dans le Loir et Cher sur son terrain d'entraînement.

Ensanglantée de l'oseille
Lythria cruentaria
( Hufnagel, 1767 )

Lytthria-cruentaria
Vu début avril sur les rumex dans le gazon du terrain de sport
de Huisseau-sur Cosson dans le Loir et Cher
(photo J.L. Houille)

Carte d'identité :
Synonyme : Phalaena rotaria (Fabricius, 1798).
Papillon diurne de la Famille des Geometridae, sous famille Sterrhinae (ex-Larentiinae), tribu des Lythriini.
Envergure :
   • La génération printanière : 18 à 19 mm - LAA = 9 à 10 mm.
   • La génération estivale : 20 à 26 mm -  LAA = 10 à 13 mm.

Cette espèce de papillons présente une large variabilité de couleur et de motif :
- Les ailes antérieures sont marquées de 1 à 3 bandes transversales violet-rose plus ou moins épaisses sur fond allant du vert-olive à l'orange voire au brun-pâle selon les individus et la génération; chez Lythria cruentaria la ligne médiane - plus large sur les sujets volant au printemps - va jusqu'au bord interne des ailes antérieures. Quelquefois, il n'y a que 2 bandes dont une se dédouble partiellement en Y à la partie antérieure.
- Les ailes postérieures sont jaune-orangé avec une zone sombre à la marge postérieure.
- Toutes les ailes sont bordées d'une frange de la même teinte violet-rose que les bandes des ailes antérieures.
- Les mâles sont reconnaissables à leurs antennes pectinées alors que les femelles ont de fines antennes.


Habitats : Prairies sèches, landes, jachères, terrains sablonneux,...
Période de vol : Ce papillon à l'activité diurne est bivoltin, vole selon les régions en France de mi-mars à mai puis de juin à septembre. L'espèce hiverne au stade de chrysalide.
Plantes hôtes : Les chenilles visibles en avril-mai puis de juillet à septembre, s'alimentent principalement des feuilles d'oseilles (Rumex acetosella, R.acetosa). Elles ont généralement le dos brun, les flancs verdâtres, le ventre vert-pâle à jaunâtre. La tête est brune avec une barre médiane.

Confusion possible : avec Lythria purpurea (l'Ensanglantée des renouées) dont la ligne violet-rose du milieu s'arrête avant le bord des ailes antérieures, sur un fond moins jaune que chez L. cruentaria.


Catégorie: LES PAPILLONS - Tags: , , , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 12 avril 2014 par
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Un insecte au faux air de papillon de nuit...

Trichoptère - Stenophylax permistus
( McLachlan, 1895 )

Trichoptère - Stenophylax permistus

Carte d'identité :
Insecte de l'ordre des Trichoptères voisins des lépidoptères, qui compte 11.000 espèces sur la planète.
Famille des Limnephilidae.
Longueur hors antennes : 15 à 18 mm.
Envergure 30-35 mm.
Ce "pseudo papillon" a quatre ailes repliées en toit au repos, sans écailles mais pubescentes, brun-jaunâtre avec des taches plus ou moins sombres.
Présence de palpes maxillaires (alors que les papillons ont une trompe).
Antennes très longues dont la taille dépasse la longueur du corps.

Trichoptère - Stenophylax permistus

Périodes de vol : D'avril à juin puis d'août à novembre avec une diapause d'été. Ayant une activité nocturne, ils sont souvent attirés par la lumière dans les maisons.

Reproduction : Au printemps et en été, les femelles dont la courte vie consiste à assurer la descendance de l'espèce, pondent leurs œufs à la surface de l'eau ou sur des plantes proches d'un plan d'eau douce (fossés, marais,...) ou d'un cours d'eau.
Les larves aquatiques effectuent plusieurs mues jusqu'au stade nymphal. Elles vivent dans un fourreau cylindrique constitué de matériaux très variés (brindilles de bois, grains de sable,...) qui les protègent d'éventuels prédateurs. Elles se nourrissent d'algues et de débris organiques.
Après la métamorphose, l'imago déchire sa pupe, remonte à la surface de l'eau et s'envole.
Le cycle de vie s'étend sur près d'un an, le stade adulte étant très court.

Trichoptère - Stenophylax permistus

Confusion possible : Avec Trichoptère Micropterna très proche.


Catégorie: LES INSECTES - Tags: , - Commentaires [0] - Billet édité le 06 avril 2014 par
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Flânerie bucolique le long du Loiret...

Le Loiret au cours très court...

Ce n'est qu'après bien des débats que le département a été baptisé du nom du plus petit des affluents de la Loire : Le Loiret. Seulement long d'environ 15 kms, le Loiret qui serpente côté rive gauche de le Loire, prend naissance au milieu du Parc Floral de la Source au lieu dit du "Bouillon". Il s'agit en fait d'une des résurgences "Karstiste" de la Loire après un parcours souterrain de près de 14 km. Le Loiret est aussi alimenté par 3 cours d'eau venant de la Sologne : la Bergeresse, le Dhuy et le Leu.

La Source du Loiret alias le Bouillon   Panorama sur la Loire depuis la Pointe de Courpain
La Source du Loiret                                                                   La Point de Courpain

Ce petit affluent du fleuve royal - quasiment privé, bordé d'élégantes habitations et de moulins, à l'exception de son embouchure - coule en contrebas du versant sud du Val de Loire et se jette dans la Loire à la Pointe de Courpain classée réserve naturelle, sur la commune de Saint-hilaire-Saint-Mesmin.

Ce site classé en 1943, offre aux Loiretains des balades dominicales de choix le long des rives. La végétation changeante au fil des saisons constitue des refuges naturels pour la faune sauvage ligérienne.

Plan Le Loiret du Bouillon à Courpain

Petit tour printanier sur les chemins des Moulins d'Olivet

Au printemps bon merle doit nicher !
Au printemps..., bon merle doit nicher !

Petit-pont-à-Olivet
Ici, de belles propriétés jalonnent les rives du Loiret

Bourgeons de platane   Bourgeons de platane
Bourgeons de platane en train de s'ouvrir

Les chatons d'un Charme commun
Les chatons d'un Charme commun

Canard sur la barque

Toilettage de la Foulque macroule (Fulica atra)
Toilettage de la Foulque macroule (Fulica atra)

Colvert reflets bleus   Colvert reflets verts
Selon l'incidence du soleil, les reflets moirés de la tête du Colvert varient du bleu au vert...!

Les chatons d'un saule pleureur
Les chatons d'un saule pleureur

Couple de colverts
Au printemps les couples de canards se forment...

Toilettage d'un Colvert femelle
Coquette, cette cane lisse ses plumes

Cygne et gouttelettes   Cygne et gouttelettes

La toilette d'un cygne

Les ablutions bruyantes du cygne

Le Bain du cygne  Le toilettage du cygne

Nidification des foulques macroule
Cette foulque macroule construit son nid à la surface de l'eau

Chatons d'un groseillier sauvage   Chatons d'un groseillier sauvage
Chatons d'un groseillier sauvage

Elodée du Brésil ou egeria densa
L'Elodée du Brésil (Egeria densa) envahit le lit du Loiret

Le saviez-vousL'élodée du Brésil, une menace pour les eaux du Loiret

L'élodée dense alias Egeria densa est une plante vivace aquatique dioïque de la Famille des Hydrocharitaceae.
Elle nous vient d'Amérique du Sud, plus précisément du Brésil comme son nom l'indique, ainsi que des régions côtières de l'Argentine et de l'Uruguay. Elle est utilisée depuis le début du XXème siècle, en aquariophilie et dans les bassins de jardin.
Puis, introduite malencontreusement dans la nature, elle a colonisé peu à peu les milieux aquatiques en France ayant des hauteurs d'eau variables de 20 cm à 3 m de profondeur.
Cette plante s'ancre profondément avec des racines de plusieurs dizaines de centimètres dans le fond des des pièces d'eau, des canaux ou des rivières et reste submergée.
Ses tiges grêles d'un demi centimètre de diamètres peuvent mesurer jusqu'à 3 mètres de long.
Les feuilles de couleur vert-vif comme les tiges, mesurent de 1 à 3 centimètres de long par 5 millimètres de large. Elles sont verticillées par 4, sur une tige avec des entre-nœuds assez courts.
Floraison : Des fleurs blanches de 18 à 25 mm de diamètre, à 3 pétales, émergent à la surface de l'eau d'août à octobre.

En France, l'Élodée dense qui est une plante dioïque, ne peut cependant pas se reproduire de façon sexuée, car seuls les plants mâles ont été introduits en Europe. La formation de graines par la pollinisation d'une fleur femelle par du pollen d'une fleur mâle n'est ainsi pas possible.
Par contre la reproduction végétative est redoutable : Les tiges coupées se ramifient très facilement et les tiges cassées transportées par le courant s'enracinent en aval dans une eau plus calme grâce aux racines dormantes présentent au niveau des nœuds des tiges.
A terme, elle peut asphyxier le milieu aquatique, mettre en danger sa biodiversité en favorisant le développement d'algues toxiques, de cyanobactéries, la diminution de la luminosité des fonds,...

Cette plante potentiellement très envahissante contraint à faire des nettoyages manuels ou mécaniques comme illustrés sur la photo ci-dessus dans les eaux du Loiret.

Magnolia en fleurs   Magnolia en fleurs
Floraison spectaculaire des magnolias

Le magnifique jardin du Moulin du Bac
Le magnifique jardin du Moulin du Bac

Amerrissage d'un Colvert sur le Loiret


Catégorie: • BALADES & ESCAPADES… - Tags: , , , , - Commentaires [0] - Billet édité le 02 avril 2014 par
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Un visiteur d'hiver venu de pays nordiques...

Pinson du Nord
Fringilla montifrigilla
(Linnaeus, 1758)

Pinson du Nord

Carte d'identité
Passereau migrateur de la famille des Fringillidae.
Taille : 14 à 16 cm.
Envergure : 25 à 26 cm
Poids : 24 à 29 g.

Les deux sexes présentent quelques différences :

  • Le mâle arbore un habit différent selon les saisons :
    • En période nuptiale : Tête et haut du dos ainsi que le bec noir.
    • En période internuptiale, la tête tend vers le gris-noir, le haut du dos prend des teintes brun-gris et bec redevient jaune.
    • Toute l'année, la poitrine et les épaules sont orangées, le ventre et le croupion sont blancs.
      Les ailes traversées par deux bandes alaires blanches sont brun-noir ainsi que la queue.
  • La femelle plus terne, se distingue avec le dessus de la tête et la nuque bruns et tacheté, les côtés de la tête et le cou sont gris.

Chant : Le Pinson du Nord chante sur un ton monotone et descendant. Ses cris sont nasillards.

Habitat : Les pinsons du Nord nichent en été dans les forêts claires de résineux et de bouleaux de Scandinavie et la taïga. En hiver, ils nous rendent visite dans nos forêts de hêtres et dans les jardins. Leur nombre varie sensiblement d'un hiver à l'autre selon l'abondance des faînes, leur nourriture principale. Ils peuvent être relativement rares ou au contraire très nombreux selon les années.
Souvent le Pinson de Nord, reconnaissable en vol à son croupion blanc, se joint volontier à des groupes de Pinsons des arbres.

Nidification : Il y a une seule nichée par an entre Mai et Août. La femelle pond 5 à 7 œufs rougeâtres à bleuâtres tachetés de sombre qu'elle couve seule environ pendant 14 jours. Les parents nourrissent tous les deux les petits surtout avec des insectes.

Régime : Sinon les adultes se nourrissent d'invertébrés (chenilles, insectes,…) pendant la période de reproduction et le reste du temps, ils se nourrissent de graines notamment de faînes des Hêtres dont ils sont particulièrement friands. En hiver, ils fréquentent la mangeoire.


Catégorie: LES OISEAUX - Tags: , , - Commentaires [0] - Billet édité le 17 mars 2014 par
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Le cheval et son ours de bois....

Image du jour

Ecurie

Chemin faisant lors d'une balade à Labaroche en Alsace (68)


Catégorie: • INSOLITE - Tags: , , - Commentaires [0] - Billet édité le 14 mars 2014 par
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Les milans noirs, spécialistes des acrobaties aériennes...

Milan noir
Milvus migrans
( Boddaert, 1783 )

Milan noir • Milvus migrans

Carte d'identité :
Rapace diurne, ordre des Accipitriformes, Famille des Accipitridae.
Taille : 55 à 60 cm.
Envergure : 1,40 à 1,70 m
Poids : de 650 à 950 g.
Durée de vie : 23 ans.

Silhouette milan noir au zoo de Beauval (41)   Dessin représentant un Milan noir au Teich (33)
Silhouette Milan noir au Zoo de Saint-Aignan (41)  et dessin au Parc ornothologique du Teich (33)

Le plumage de ce rapace qui semble quasiment noir à contre-jour est en fait brun-foncé
Le dessus est brun-roussâtre finement rayés de noir, tandis que la poitrine tend vers le gris et le ventre ainsi que les culottes sont brun-roux.
Tête brun-clair avec la calotte pâle, le bec est noir, les pattes sont jaunes.
Longues ailes étroites aux rémiges brun-noir, avec une zone légèrement claire à la "main".
Sa queue brun-foncé est moins échancrée que celle du Milan royal.

Milan noir • Milvus migrans

Cris : Emet de longs sifflements terminés par un trille. Le couple chante en duo près de l'aire.

Habitat : Le Milan noir est le rapace dont l'aire de répartition est la plus étendue, est présent en Europe, en Afrique, en Asie et même en Australie. Les Milans noirs d'Europe partent en août hiverner en Afrique au sud du Sahara et reviennent dans nos régions en France vers le milieu du mois de mars.
Il niche en forêts ou dans les bois, mais cherche sa nourriture en milieu ouvert au dessus de l'eau.

Milan noir • Milvus migrans

Nidification : Il y a une nichée par an. La femelle pond 2 ou 3 œufs blancs tachetés de brun fin Avril dans son aire (nid) installée dans un grand arbre proche d'une lac ou d'un étang. L'incubation dure 32 jours et les petits s'envoleront au bout de 6 semaines. La femelle pendant tout ce temps ne quitte pratiquement pas le nid, c'est le mâle qui assure l'alimentation de toute la famille.

Milans noirs - démonstration au Zoo de Beauval (41)

Régime : Le milan noir se nourrit essentiellement de charogne mais il recherche aussi les étendues d'eau pour y pêcher des poissons morts.

Protection : Le Milan noir bénéficie d'une protection totale en France depuis un arrêté ministériel du 17 avril 1981.

Milans noirs - démonstration au Zoo de Beauval (41)

Haute voltige des milans au zoo de Beauval à Saint-Aignan sur Cher (41)

Milans noirs - démonstration au Zoo de Beauval (41)

Milans noirs - démonstration au Zoo de Beauval (41)


Catégorie: LES OISEAUX - Tags: , , , - Commentaires [1] - Billet édité le 15 février 2014 par
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Vol d'un héron pourpré au dessus de la Brenne...

Héron pourpré
Ardea purpurea

Héron-pourpré

Carte d'identité:
Grand échassier de l'Ordre des Ciconiiformes qui compte quelques 70 espèces dont 9 seulement sont présentes en Europe.
Famille des Ardeidae.
Taille:  78 à 90 cm
Envergure : 120 à 150 cm.
Poids: 600 à 1200 g
Durée de vie : 25 ans

Leur long cou épais et rayé, replié en vol les distingue d'autres échassiers qui volent le cou tendu comme les grues par exemple.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel comme chez tous les hérons - le mâle et la femelle se ressemblent.
La tête est étroite et l'arrière du cou est brun-roux
Le Héron pourpré est plus petit et plus svelte que son cousin le héron cendré et son plumage est généralement plus sombre.
En plumage nuptial, les deux adultes ont de longues plumes sur la poitrine.
Il possède de longues pattes jaune-orangé terminées par quatre longs doigts de la même couleur, non palmés.
Ces longs doigts lui permettent de marcher sur la végétation flottante, de saisir plusieurs roseaux, de grimper et de se percher sur les branches.
Ses cris rauques sont un peu plus aigus que ceux du Héron cendré.

Heron-pourpre

Habitat : L'espèce pourpré est présente au sud de la Loire, proche d'une zone humide, d'un étang avec des roselières où ils peuvent se reproduire et se protéger d'éventuels prédateurs.
Comme ses congénères, il pratique la chasse à l'affût ou à l'approche lente. Il se nourrit de poissons, de batraciens, de petits mammifères, d'insectes, de crustacés ou encore de reptiles qu'il capture avec son long bec jaune en forme de dague.
En cas de danger, il se fige, caché dans la végétation. Il hiverne dans la steppe d'Afrique.

Reproduction : Le héron pourpré niche habituellement en petite colonies, dans les roselières, à un mètre au-dessus de l'eau, d'avril à août. Une fois par an, la femelle pond 4 ou 5 œufs bleu-vert, la couvaison assurée par le couple dure 25 à 30 jours. Les petits nourris par les adultes quittent le nid au bout de dix jours.

Protection : Le héron pourpré est protégée en France et même au niveau européen compte tenu d'une population estimée à 5000 couples mais qui est en forte diminution ces dernières années. Effectivement, les hérons souffrent de la disparition des milieux humides donc de leur habitat, de leurs lieux de nidification et d'alimentation. Mais il existe d'autres causes, comme la pollution chimique (pesticides,..) la chasse illégale ou les dérangements des colonies.


Catégorie: LES OISEAUX - Tags: , , - Commentaires [0] - Billet édité le 13 février 2014 par
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