Le JardinOscope, toute la vie animale de nos parcs et jardins

Toute la faune du jardin du chien aux pucerons, des oiseaux au chat qui les chasse, du mulot aux araignées et autres acariens, des frelons aux insectes auxiliaires du jardinier, des chenilles et papillons aux timbres philatéliques et rimes de jardinier

TOUTE LA VIE ANIMALE DE NOS PARCS & JARDINS

13 mai 2012

Et pourtant, elles cristallisent toutes nos peurs et nos angoisses !

Au fil des araignées

Muséum d'histoire naturelle à Paris

L'Araignée

Une exposition passionnante et instructive
jusqu'au 2 juillet 2012

Les araignées ne sont pas ces monstres poilus, vivant dans l'ombre, comme on a bien voulu nous le faire croire au point de susciter peur et phobie, mais des animaux très surprenants qui méritent d'être mieux connus. L'exposition du Muséum National d’Histoire Naturelle qui est consacrée aux araignées, tente de faire tomber les clichés qui ont forgé leur mauvaise réputation ou les légendes qui ont la vie dure et décline les caractéristiques de ces prédateurs efficaces, surprenants par leurs comportements et leurs extraordinaires capacités.

Les-araignées

Pour rendre visibles ces animaux minuscules tout en ne rebutant pas les visiteurs que les araignées effraient, l’exposition met en valeur les espèces colorées et surprenantes, grâce à des reproductions aux dimensions décuplées, à des photos et à la présentation de quelques espèces vivantes.

Araignée-153  Araignée-155

Elles vivent partout autour de nous !

Où que nous soyons, il y a toujours une araignée près de nous :

  1. A tous les étages de la végétation
    Des prairies aux forêts tropicales, les araignées sont particulièrement nombreuses dans tous les milieux riches en végétation. On les trouve à tous les niveaux, du sol à la cime des arbres en passant par les hautes herbes et les buissons. En France, les arachnologues comptent 200 araignées au m2 dans une prairie, dont la majorité mesurant quelques millimètres sont à peine visibles.

  2. Au cœur des villes
    Les araignées ne vivent pas uniquement cachées dans les greniers ou dans les caves des habitations à la campagne. Bien que plus discrètes en ville, elles sont bien là, à tisser leurs toiles ou à grimper aux murs jusqu'au sommet des plus hauts immeubles.

  3. Haut dans le ciel
    Pour se disperser ou se déplacer plus rapidement, les araignées utilisent la voie des airs. Elles n'ont pas d'ailes, mais c'est un fil de soie entraîné par les courants aériens qui leur permet de se laisser porter au gré du vent.

  4. Sous l'eau
    L'argyronète (Argyroneta aquatica) est la seule araignée connue à vivre sous l'eau. Pour pouvoir respirer, elle construit une petite cloche en soie. Elle y emprisonne des bulles d'air qu'elle ramène de la surface, coincées dans les poils très serrés qui couvrent son abdomen. L'efficacité de son venin lui permet de s'attaquer aux poissons. Une fois sa proie capturée, elle l'amène dans sa cloche à air où le venin peut agir sans se diluer dans l'eau.

  5. Sous la neige des montagnes
    La plupart des araignées adultes ne survivent pas à l'hiver. Pourtant, dans les pays froids, certaines espèces sont actives sous la neige et peuvent survivre à des températures allant jusqu'à -15°C. D'autres vivent dans les montagnes jusqu'à 6000 mètres d'altitude en particulier dans l'Himalaya.

  6. Dans le noir
    Le milieu souterrain n'est pas totalement hostile à la vie. Les araignées sont de celles qui ont élu domicile au plus profond des grottes. Complètement privées de lumière du jour, quelques rares espèces sont même aveugles.

Atypus affinis
dans sa chaussette

Araignée-151
Derrière le terme "Mygale" se cachent près de 2500 espèces d'araignées très différentes. L'énorme Theraphosa blandi peut atteindre, toutes pattes dehors, 30 cm d'envergure. Au contraire, Atypus, qui se cache certainement dans une forêt derrière chez vous, est bien plus petite.

Les araignées ont conquis l'ensemble du globe terrestre à l'exception des pôles; elles s'adaptent, se transforment, se multiplient,... 41.000 espèces sont ainsi répertoriées dans le monde dont 1650 en France.

 Araignée-149
Araignée crabe • Misumena vatia • taille réelle 10 mm

Araignée-145  Araignée-147
Austracantha minax                                                                 Theridion grallator
(taille réelle 7 mm)                                                                   (taille réelle 5 mm)

Les venins de la légende
Les araignées, même les plus grosses, mordent très rarement l'homme.
Quel intérêt auraient-elles en effet à s'attaquer à d'aussi grosses proies ?
Face à nous, la morsure est une attitude de défense, utilisée en dernier recours.
Le venin des araignées peut être beaucoup plus toxique que celui des serpents : il doit foudroyer les insectes avant qu'ils ne s'échappent ou ne blessent leur bourreau.
Fort heureusement, les composants de ce venin sont rarement actifs sur l'homme.
Ainsi, sur plus de 41.000 espèces d'araignées répertoriées dans le monde, seulement une centaine peuvent provoquer une réaction chez l'homme et moins d'une dizaine sont véritablement dangereuses.

Araignée-156
Comparativement, les guêpes, frelons et abeilles sont responsables
en Europe de 400 morts par an surtout auprès d'une population allergique

Quelques espèces communes en France :

L'Épeire diadème - Araneus diadematus
On la croise de la fin de l'été à l'automne. Elle tisse une très belle toile géométrique, mais se tient cachée à proximité dans sa retraite faite de feuilles reliées par des fils.


Une épeire diadème tisse sa toile orbiculaire par Jardinoscope

La Zygielle - Zygiella x-notata
Cette araignée dite "des fenêtres" construit une toile géométrique à laquelle il manque une "part" dépourvue de spirales. Elle reste à proximité, cachée dans sa retraite de soie reliée au centre de sa toile par un fil avertisseur. Dès qu'une proie heurte la toile, la Zygielle se précipite sur sa toile.

Toile de Zygiella x-notata
Photo d'archive du JardinOscope : Voir la fiche de la Zygielle

La Ségestrie
Le repaire de cette araignée dont les chélicères présentent des reflets vert métallique, est une toile en forme de tube enfoncée dans une fissure ou un trou autour de laquelle se déploie une douzaine de fils.

Les Pholques
Très fréquents dans les maisons tout au long de l'année, ils tissent leurs toiles inorganisées au plafond, dans les angles ou derrière les meubles. Cherchez bien chez vous, vous avez forcément un pholque caché dans un coin. Ils se tiennent à l'envers sous leur toile qui ne semble être qu'un amas de fils enchevêtrés. Si vous les dérangez, ils tournoient très vite pour brouiller votre vue et paraître en quelque sorte invisibles.

Araignée-177  Araignée-178

Pholque
Voir la carte d'identité des Pholques

Pholque-verso  Vibration-pholque
En cas de danger, il tournoie très vite pour se rendre invisible

La Tégénaire
C'est sans doute la plus connue car en raison de son aspect velu et de sa grande taille - jusqu'à 5 cm les pattes étalées - elle passe moins facilement inaperçue que les autres espèces. Selon un légende tenace, c'est elle qui est accusée à tord de venir nous mordre pendant notre sommeil la nuit. Inoffensive pour l'homme, la plupart du temps, elle reste cachée au fond de l'entonoir qui termine sa toile en nappe.

Tégénaire  Toile-en-nappe-tégénaire
Photos d'archive du JardinOscope : voir la fiche des Tégénaires

Toile de Agelena labyrinthica
Toile en nappe d'une Agelena labyrinthica avec retraite tubulaire

Les Linyphides
Il faut être patient pour repérer ces petites araignées pas plus grosse qu'un grain de riz. On les trouve la tête en bas sous leur toile en nappe qu'elles tendent dans la végétation.

Toile de Linyphide  Linyphia triangularis
Photos d'archive du JardinOscope : voir les fiches des Linyphiidae

Les salticides
Les araignées sauteuses sont plus nombreuses. Même si elles sont petites, vous les reconnaîtrez facilement : si vous essayez de les attraper, elles s'enfuit en sautant, elles ont 2 yeux frontaux démesurés en plus des 6 autres yeux secondaires.

Araignée-164

Salticus_scenicus  Pseudeuophrys_lanigera
Salticus scenicus                                                                  Pseudeuophrys lanigera

Photos d'archive du JardinOscope : voir les fiches des Salticidae

Marpissa muscosa
Marpissa muscosa

Elles ont une excellente vision, très utile pour la chasse à vue dont elle sont spécialistes. Quand l'araignée sauteuse repère une proie, elle s'immobilise, se recroqueville, épie sa proie et enfin lui saute dessus.
Les yeux frontaux principaux, les plus gros lui permettent de distinguer le plus petits détails. Ses yeux secondaires lui permettent de détecter la présence d'une proie ou d'un prédateur sans pouvoir l'identifier.

Les Lycoses
Ne cherchez pas la toile de ces araignées-loups, car elles n'en font pas : elles sont soit errantes, sans cesse en déplacement sur le sol, soit cachées dans leur terrier.

Hogna-radiata  Pardosa-amentata-avec-son-sac-d'œufs
        Hogna radiata                                                       Pardosa amentata avec son sac d'œuf

Photos d'archive du JardinOscope : voir les fiches des Lycosidae

L'araignée cracheuse ( Scytie )
C'est une chasseuse nocturne redoutable qui ne construit pas de toile, mais qui, après un travail d'approche, lance un filet de soie sur sa proie en moins de 35 millisecondes. Ses crochets sont de véritables canons à soie, oscillant à une vitesse fulgurante. Ces oscillations sont provoquées par le fluide lui même qui sort très rapidement. C'est la seule espèce qui possède une glande à soie supplémentaire, logée dans la tête. Cette soie à la propriété de se rétracter, emprisonnant ainsi encore plus fortement sa victime.

Araignée-cracheuse
Photo d'archive du JardinOscope : voir la fiche des Scytodidae

L' araignée crabe
Sa technique de chasse très efficace consiste à rester cachée et immobile le plus longtemps possible, elle est même capable de changer de couleur en quelques heures pour mieux se confondre avec celle de la fleur. Elle va attendre ainsi jusqu'à ce qu'une proie - même plus grosse qu'elle - passe à sa portée. L'araignée crabe dispose d'une arme redoutable : le venin qui paralyse sa proie en quelques secondes. Il s'agit d'un neurotoxique que l'araignée crabe inocule à sa victime avec la paire de crochets qui entourent sa bouche. Ce venin inoffensif pour l'homme est mortel pour la plupart des insectes. Ce poison va déclencher l'exodigestion, c'est à dire liquéfier les tissus de la proie que l'araignée n'a plus qu'à aspirerpour se nourrir.

 Festin Thomise globuleux - Synaema globosum  Misumena vatia
Synaema globosum                                            Misumena vatia

Photos d'archive du JardinOscope : voir les fiches des araignées crabes

Bonne ou mauvaise  vue ?
Les scientifiques se posent encore la question. La seule certitude, est que certaines espèces qui chassent à vue ont 2 yeux plus gros que les autres qui leur permettent de bien repérer leurs proies. Les araignées sauteuses et les araignées d'eau sont des exceptions car la plupart des araignées ont une mauvaise vue.
Cependant, les araignées ont d'autres organes de perception. Elles n'ont pas de système auditif mais "entendent" avec des poils ou soies, répartis essentiellement sur leurs pattes. Ces récepteurs ultra sensibles leur transmettent toutes les vibrations autour d'elles, le moindre bruit, le mouvement d'air produit par les ailes d'un insecte.
Elles possèdent également sur les pattes des organes qui leur permettent de "sentir" de très loin les odeurs laissées par leurs congénères. Pour certaines espèces, les percussions et vibrations sont même indispensables aux parades nuptiales.

Diapason

Araignée-166

Les araignées sont de grandes mélomanes. Elles ne résistent pas à l'appel du diapason. La vibration de cet instrument tout près de la toile imite à la perfection celle d'une proie. Cette méthode est couramment utilisée par les arachnologues amateurs pour faire sortir les araignées de leur retraite.

La soie, un fil hors du commun !
La soie est le grand atout des araignées : Personne ne peut rivaliser avec elles dans ce domaine. Ce fil qui nous parait si fragile tant il est fin, est en réalité un matériau étonnant : résistant, léger et flexible, ses propriétés sont incomparable. A diamètre égal, la soie est plus solide que l'acier et plus résistante que le kevlar. Son secret : il est composé de centaines, voire de milliers de fils encore plus fins, appelés fibrilles. L'araignée les "tisse" entre eux afin d'obtenir une soie de nature différente pour chaque usage : collante pour piéger ses proies, plus solide pour la retenir en cas de chute, colorée pour camoufler son cocon dans la végétation, etc...

Les cocons

Cocon-1Les araignées-lynx restent auprès de leurs cocons, allant parfois jusqu'à le percer pour aider les petits lors de l'éclosion.

 

 

 

 

Cocon-2Les Agroeca recouvrent leur petit cocon blanc d'une couche de terre afin de le camoufler.

 

 

 

 

 

Cocon-3Les Pisaures tiennent leur cocon entre leurs chélicères, ce qui les oblige généralement à jeûner. Plus tard, elles le suspendront sous une toile en dôme qu'elles surveilleront attentivement.

 

 

 

 

Cocon-4Les épeires fasciées meurent après la ponte. Les œufs sont protégés du froid de l'hiver par les couches de soie et la couleurs du cocon lui permet de se fondre dans la végétation.

 

 

 

 

Cocon-5Les araignées-loups sont des mères exemplaires : elles ne se séparent jamais de leur cocon qui est solidement accroché à leur filières. Après l'éclosion, elles laissent près d'une centaine de jeunes monter sur son abdomen pendant plus d'une semaine.

 

 

 

 

Le battage
Pour récolter des araignées qui vivent dans la végétation haute, un parapluie japonais est l'outil idéal : posé ou maintenu sous un arbre ou un buisson dont on secoue les branches, il permet de récupérer les araignées qui en tombent.

Araignée-182

L'aspirateur à bouche permet ensuite de saisir les araignées : il suffit de les aspirer. Ne pas oublier de mettre un tissu fin à la base du tuyau pour éviter d'en avaler quelques-unes.
La loupe est utile pour les espèces de petite taille.

Araignée-188


Les débuts de l'arachnologie

Eugène Simon (1848 - 1924) est un des pères de l'arachnologie. Il n'a que 16 ans lorsqu'il écrit la première version de l'Histoire Naturelle des araignées. Sa fortune lui permet de se consacrer totalement à sa passion : Il compile et augmente considérablement le savoir sur ces animaux qui ne suscitaient jusqu'alors guère d'intérêt.
Depuis, de nombreux chercheurs ont complété notre connaissance du monde des araignées. Ils sont quelques centaines de toutes les nationalités à poursuivre cette tâche aujourd'hui.

Araignée-190  Araignée-191
A droite, l'araignée sauteuse ''Leptorchestre berolinensis'' qui est myrmecomorphe,
c'est à dire qui ressemble à une fourmi afin 
d'éloigner les prédateurs,
car les fourmis ont la réputation de ne pas avoir bon goût. Elle va
même jusqu'à remuer
ses pattes avant au dessus de sa tête pour faire croire qu'elle a des antennes !

Affiche scolaire de l'Épeire diadème

Araignée-185

Cette affiche représente la femelle au centre de sa toile courtisée par le mâle en bas à gauche. Les détails de leurs anatomies figurent sur le pourtour : céphalothorax de la femelle, crocs à venin, griffes aux extrémités des pattes, cocon, filières et pédipalpes et le bulbe copulateur du mâle.

Araignée-159

Araignée, que racontes-tu ?
Les chercheurs estiment que des dizaines, voire des centaines de milliers d'espèces restent encore à découvrir, en particulier dans les zones tropicales. Chaque nouvelle espèce est soigneusement décrite, dessinée, nommée et classée. L'élaboration des liens de parenté permet de mieux appréhender le groupe dans son ensemble et la place des araignées dans le monde vivant.
De plus, la compréhension du rôle de ces animaux dans les écosystèmes peut s'avérer utile, par exemple lorsque leur présence ou leur absence témoigne de l'état de santé d'un milieu.
On estime qu'un couple d'araignée ne laisse comme descendance que juste de quoi perpétuer l'espèce sachant que les adultes doivent faire face à de nombreux prédateurs : Lézards, oiseaux, hommes,...
Les araignées ont un rôle écologique capital; en effet elles sont les plus grands régulateurs d'insectes loin devant les oiseaux; elles capturent à elles seules chaque année plus de 400 millions d'insectes par hectares.

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Quelques espèces des régions exotiques

Araignée-169

Néphile dorée de Madagascar • Néphila inaurata madagascariensis

Araignée-180  Araignée-171
Les toiles des Néphiles sont parmi les plus grandes toiles géométriques.
Les fils d'accroches de la construction atteignent parfois plusieurs mètres de long.
Cette soie particulière présente des reflets dorés.

Araignée-170

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Araignée-275  Araignée-276
Néphile du Sénégal • Nephila senegalensis • Famille des Néphilidae
Taille du corps : 4 cm chez la femelle, 1 cm chez le mâle

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Mygales

Araignée-167  Mygale
Mygale Aphonopelma sp. (15 cm)                      Mygale Brachypelma smithii (8 cm)
Origine : Amérique du sud                                       Origine : Mexique       

Les plus grosses mygales, comme celles présentées ci-dessus, sont toutes exotiques; aucune chance d'en croiser une en France, si ce n'est en captivité. Aphonopelma (ci-dessus à gauche), active la nuit, passe toute la journée à se reposer, cachée dans un creux aménagé sous une pierre ou sous des branchages.

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Araignées sociables

Araignée-174  Araignée-175
Araignées sociables Anelosimus eximius originaires de Guyane

il n'existe qu'une quinzaine d'espèces d'araignées sociables parmi les 41.000 espèces connues; Anelosimus eximius est l'une de ces rares espèces qui vivent en groupe. Elles ne forment pas pour autant une société hiérarchisée comme chez les fourmis ou les abeilles. Leur nombre leur permet essentiellement de tisser des toiles gigantesques dans lesquelles se prennent des proies bien plus grosses qu'elles. Anelosimus eximius sont des araignées dont la taille du corps ne dépassent pas 0,5 cm.

 °°°0°°°

Araignée-143   Araignée-144

Au fil des araignées

Muséum d'histoire naturelle
Grande Galerie de l'Evolution
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire
PARIS Vᵉ


http://araignees.mnhn.fr/


Présentation visite guidée en LSF ( Langage des signes pour mal-entendants)


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01 mai 2012

Une petite mite au ton vieil or aux antennes démesurées

Adèle de Swammerdam
Nematopogon swammerdamella
( Linnaeus, 1758 )

Nematopogon-swammerdamella-3
Lieu : La Petite Camarque - 68  Saint-Louis - 29 mai 2012

Carte d'identité :
Petit papillon aux ailes de couleur ocre métallique, de la famille des Adelidae, sous famille des Nematopogoninae.
Taille : Longueur 8 à 10 mm (sans les antennes) - Envergure 18 à 20 mm
Antennes sans anneaux plus longues que le corps.
Plantes hôtes : Les chenilles vivent dans un fourreau lenticulaire et se nourrissent de feuilles mortes de chêne et de hêtre.
Période de vol : Une seule génération par an qui vole de fin avril à mi-juin en zone boisée.

Nematopogon-swammerdamella   Nematopogon-swammerdamella-2

Espèce proche : Nematopogon adansoniella (Villers, 1789) dont les antennes présentent des anneaux noir et beige.


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24 avril 2012

Un diptère prédateur qui attaque ses proies en plein vol...

Mouche à moustache
Efferia aestuans
( Linnaeus, 1763 )

Diptère-Campomoro
Photos prises en Corse, Campomoro - Août 2011

Carte d'identité :
Diptère prédateur de la famille des Asilidae qui compte plus de 7000 espèces sur la planète, 200 en France.
Taille : 18 à 20 mm de long - les mâles sont plus petits, les femelles sont reconnaissables à leur ovipositeur.
Pattes noires épineuses aux fémurs assez gros.
La face est dotée d'une moustache de poils denses caractéristique des Asilidae.
Ces mouches ont 3 ocelles à la base des antennes entre leurs 2 grands yeux composés.
Les antennes composées de 3 segments sont courtes.

Mouche-à-moustache-2   Mouche-à-moustache

Habitat : Ces mouches rapaces sont particulièrement abondantes dans des milieux arides et ensoleillés.
Régime : Très voraces, elles se nourrissent d'autres insectes (mouches, ichneumon, guêpes, sauterelles, libellules, papillons, etc...) et contribuent ainsi à maintenir l'équilibre naturel de la biodiversité. Elles injectent avec leur trompe courte et acérée une salive neurotoxique paralysante dans leur proie, des enzymes liquéfient les entrailles et la mouche Asilide n'a plus qu'à sucer sont repas prédigéré.
Reproduction : L'accouplement se fait en opposition par les abdomens ce qui n'empêche pas le couple de voler. Les femelles pondent leurs œufs dans le sol. Les larves hémicéphales sont surtout saprophages.


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12 avril 2012

Un insecte d'une rare beauté protégé par la loi...

Rosalie des alpes ou Rosalie alpine
Rosalia alpina
( Linnaeus, 1758 )

Rosalia alpina
Rosalia alpina rencontrée dans les Pozzines en Corse (août 2011)

Carte d'identité :
Coléoptère de la Famille des Cerambycidae
Corps étroit, aplati, gris bleuté, 20 à 30 mm de long.
Les élytres gris bleuté sont marquées de taches noires de formes variables.
Les antennes très longues portent des touffes de soies noires. Celles des mâles, plus longues, dépassent très largement l'abdomen.

Rosalia alpina
Rosalia alpina mâle : mandibules avec une saillie latérale

Habitat et reproduction :
Les adultes Rosalia alpina se rencontrent de juin à septembre dans les hêtraies auquelles elles sont inféodées même si elles peuvent se développer dans d'autres essences (Saule, Marronnier, Frêne, Tilleul,...). Cette espèce pond ses œufs dans les troncs morts, les larves se développent pendant plusieurs années (3 ans) avant de se prendre leur forme adulte.

Protection : Actuellement les Rosalia alpina sont protégée au niveau national par l'arrêté du 22 juillet 1993, sa capture interdite.

°°°0°°°

INSECTES_DE_NOS_PARCS_ET_JARDINS

Voir la galerie du JardinOscope
des insectes de nos parcs et jardins


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08 avril 2012

Les roselières du Loiret à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin...

Une remarquable biodiversité retrouvée

Sentier-du-Loiret-St-Hilaire
Chemin rive gauche du Loiret à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin

Oiseau-tuteur-300Un phénomène naturel rare :

Le Loiret, le plus court affluent de la Loire - 12 km - prend sa source principale au cœur du Parc Floral d'Orléans. Longtemps son origine resta une énygme... ce n'est qu'en 1865 qu'on compris le phénomène : Le Loiret est une résurgence "karstique" de la Loire. Après une circulation sur environ 14 km dans des galeries souterraines, les eaux ressurgissent à 7 m de profondeur au lieu dit du "Bouillon", appelé ainsi du fait du bouillonnement des eaux.
Les eaux du Loiret abritent une faune dont la richesse s'explique en partie par l'existence de cette résurgences, relativement chaude en hiver et fraîche en été comparativement à d'autres cours d'eau. La mosaïque d'habitats qu'offre le Loiret, permet à de nombreuses espèces dd s'y épanouir.

Colverts-et-couvaison
Pendant que Dame Colvert couve, le mâle reste prés d'elle !

Foulque-macroule-2
Foulque macroule

Couvaison-du-cygne   Oeufs-de-cygnes-dans-le-nid
Ce cygne tuberculé (Cygnus olor) couve deux gros œufs

Cygne-femelle

Cygne-en-couvaison
Chaque couvaison au sein de la roselière dure environ 36 jours,
la période de reproduction s'étalant de mars à mai.

Roselière-du-Loiret   Couvaison-2

 

                                    Les roselières du Loiret

Dans les années 1960, afin de faciliter l'écoulement des eaux, des opératlons de recalibrage ont été réalisées sur les rivières de France. Sur le Loiret, les modifications profondes du cours d'eau ont entrainé de lourdes conséquences sur la faune, les circulations de l'eau et la végétatlon. Les roselières qui le bordaient ont été détruites. En 1985, l'Association pour la Protection du Site de la rivière du Loinet (APSL), recréait deux des anciennes roselières qui s'étendent aujourd'hui le long des berges de la rivière, en aval du pont Saint-Nicolas de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, au lieu-dit "Terre Blanche".
Une roselière est une formation végétale dominée essentiellement par le Roseau. Elle vit les pieds dans l'eau et la tête au soleil. Avec l'éveil du printemps, les premières tiges frémissent dans le vent. En automne, les graines des roseaux se dispersent pour coloniser d'autres espaces. Grâce à leurs racines souterraines, les rhizomes, les roseaux peuvent s'étendre de proche en proche sur les berges de la rivière.

Invertébrés-aquatiques
Liste-invertébrés-aquatiques 
La roselière est importante pour l'équilibre entre la terre et l'eau. Elle protége les berges de l'érosion et filtre les pollutions qui la traversent. De nombreux sédiments viennent également s'y déposer.

Divers oiseaux y trouvent refuge, notamment en période de migration et de nidification. Certains petits invertébrés aquatiques dépendent de la présence de ces roselières et des habitats qu'elle offre. Ces invertébrés aquatiques qui sont des insectes, des crustacés, des mollusques ou des vers, sont un maillon essentiel de la chaine alimentaire de la rivière. Caractéristiques de la qualité du milieu où ils vivent, ils sont de bons indicateurs de l'état de santé du cours d'eau.

 

Couvaison
Vue d'ensemble du Loiret avant sa confluence avec la Loire
à la Pointe de Courpain

Cygne-noir-2

Le cygne noir • Cygnus atratus

Cygne-noir

Bergeronnette-grise
La bergeronnette, passereau migrateur, est de retour

Bergeronette-sur-barque   Foulque-macroule

Lapin-de-garenne
Un lapin de garenne sorti de son terrier

Mésange charbonnière
Une mésange charbonnière messagère du printemps !


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